L'utilisation de la biomasse est considérée comme une énergie renouvelable sous certaines conditions. Elle ne doit pas faire l'objet d'une surexploitation de la biosphère et doit s'inscrire dans une logique d'utilisation responsable de la part de tous les acteurs. Elle se divise en trois catégories nécessitant plus ou moins de traitement.
L'utilisation de la biomasse pour le chauffage. Il s'agit principalement du bois et de ses dérivés même si quelques percées technologiques sont intéressantes du côté d'autres plantes.
La production de biogaz à partir de la décomposition de végétaux
La production de biocarburants après distillation ne sera pas traitée dans cette partie puisque l'utilisation d'espaces agricoles pour produire de l'énergie par d'autres moyens augmente la pression financière sur les terrains en question. Cela conduit à une augmentation du prix des terrains en général et donc des prix des produits alimentaires qui entraîne un appauvrissement des consommateurs à plus ou moins long terme.
Du méthane est produit par la fermentation des déchets organiques de manière naturelle. Les décharges, le stockage de défécations animales, la sédimentation ou les stations d'épuration des eaux usées sont des producteurs majeurs de ce puissant gaz à effet de serre. La production de ce gaz étant naturelle et inévitable, sa récupération et son utilisation entrent dans une logique de limitation de la pollution globale et locale. Lors de la fermentation anaérobie, différents gaz sont produits en même temps que le méthane, les effluves récupérées doivent donc faire l'objet d'une purification plus ou moins poussée en fonction de l'utilisation désirée.
Le développement de cette filière est freiné par les lobbys gaziers depuis des années et l'injection de gaz issu de la fermentation dans le réseau de distribution a été longtemps bloquée alors que la récupération était systématique dans les décharges françaises. Le gaz récupéré est souvent brûlé en torchère sans récupération de l'énergie produite et cette situation dure depuis des années. A contrario, en Allemagne, le gaz produits lors de la fermentation de matières organiques est récupéré dans un nombre croissant de structures.
Cependant, la combustion du méthane produit du dioxyde de carbone et est considéré comme un producteur de gaz à effet de serre. Malgré cet aspect, l'utilisation du biogaz est considéré comme une énergie renouvelable dans un cadre bien défini. Premièrement, car la production de ce gaz est inévitable dans la nature comme en décharge, deuxièmement, le dioxyde de carbone produit peut être assimilé très rapidement par les plantes environnantes dont certaines serviront ensuite à la production de gaz (après ingestion ou pourrissement) et qu'à la différence du gaz naturel fossile, il n'y a pas d'ajout de dioxyde de carbone dans l'atmosphère puisque le gaz capté aurait de toute façon suivi le même cycle dans la nature.

Un des principaux combustibles utilisé fut et reste le bois. Son utilisation en tant qu'énergie se fait de nos jours sous différentes formes, la première est bien sûr à l'état brut car le bois reste la source d'énergie principale dans de nombreux pays en voie de développement. Le dicton dit que le bois nous tient chaud trois fois : quand on coupe l'arbre, quand on le fend et quand on le brûle même si dans une logique de développement durable, il est préférable d'avoir recours au ramassage du bois mort. En gardant à l'esprit ce but, il est nécessaire de connaître les suites de l'utilisation du bois. Un bois coupé et non-replanté ne s'inscrit pas dans cette logique de même qu'un bois déplacé sur des longues distances. De nos jours, il est possible d'utiliser de manière plus efficace sous des formes différentes comme les granulés, les plaquettes forestières ou les briques.
